PRisonniers Sans Frontières

Les 20 ans de PRSF

Présence depuis 1998.

PRSF au Burkina Faso

Reprise et développement de nouvelles activités PRSF à partir de 2012, après une période d’effacement au profit d’une association locale.

Responsables-pays : Michel DOUMENQ, Email : doumenqm(at)gmail.com et Dominique LAFONT, Email : lafont.dom(at)gmail.com

Coordinateur national : Dr. Karim TRAORE, Email : rimkar51(at)yahoo.fr

Prisons où 3 équipes-terrain PRSF interviennent : Ouagadougou, Ouahigouya et Koudougou.

19 visiteurs bénévoles, pour 3 prisons visitées, regroupant 2 100 détenus

Situation du pays.

Les dix-huit derniers mois ont été riches en événements qui ont marqué profondément le pays : manifestations de rue, changement de gouvernement, et en janvier 2016, attentats meurtriers.

Situation de PRSF

À ce jour, PRSF est présent officiellement dans les prisons de Ouagadougou, Ouahigouya et Koudougou, mais des équipes-terrain, notamment à Fada et Tenkodogo, ont continué à fonctionner malgré la disparition de l'association PRSF-Burkina, en rendant régulièrement des visites aux détenus et en répondant aux urgences d’hygiène.

Le travail à venir du coordinateur national, en lien avec les responsables-pays, sera de continuer à s’informer sur l’existence des équipes-terrain ayant poursuivi de fait des activités dans des prisons.

Karim Traoré est depuis deux ans et demi le coordinateur national. Extrêmement actif et dévoué, il effectue un travail de grande valeur et met sa qualité de médecin au service de sa fonction, se montrant particulièrement attentif aux problèmes d’hygiène et d’alimentation.

Dominique Lafont et Michel Doumenq, responsables-pays depuis le début de l’année 2014, ont effectué deux missions (du 17 au 30 mars et du 28 septembre au 7 octobre 2014). Ils s’emploient à faire redémarrer l’activité de PRSF, sachant que la présence de notre association a connu pas mal de vicissitudes. Aucune mission n’a été effectuée en 2015 pour les raisons politiques rappelées plus haut.

Les réalisations des équipes-terrain

Bien que disposant de peu de moyens, elles se montrent particulièrement actives :

-          à Ouagadougou : apports réguliers de compléments alimentaires à des détenus malades, distribution de matériel d’hygiène et de nettoyage pour les femmes et les mineurs ainsi que de médicaments, réfection totale de la 4° cellule de femme. Deux journées en décembre ont été consacrées respectivement à la salubrité et l’hygiène, l’autre à la commémoration du 20° anniversaire de PRSF. À cette occasion, Karim Traoré a réussi avec très peu de moyens matériels à faire participer détenus et personnels de surveillance de la maison d’arrêt à de nombreux jeux, créant ainsi un moment de réelle convivialité.

-          à Koudougou : désinfection régulière des cellules et fourniture de savon et de lessive aux détenus,

-          à Ouahigouya : fabrication de savon liquide régulièrement distribué, apport de compléments alimentaires.

Burkina – Préparation d'un repas communautaire à Ouahigouya

Les partenaires

Les collaborations extérieures sont indispensables compte tenu des moyens limités dont dispose PRSF. C’est ainsi qu’il faut saluer l’implication financière du SCAC auprès de l’ambassade de France qui a financé en 2014, 2015 et 2016 deux importants projets, l’un d’hygiène (désinfection et déparasitage) dont les bienfaits ont été très rapidement évalués par Karim Traoré à l’occasion de sa visite médical hebdomadaire à la MACO, l’autre de formation au secourisme dans les prisons afin de donner les premiers soins aux détenus. Ces actions ont débuté en décembre 2015 grâce au concours d’équipes de secouristes de l’Ordre de Malte qui dispensent les cours de formation. Ces sessions vont se dérouler une bonne partie de l’année 2016.

Les collaborations sont encore à ce jour insuffisantes et doivent dès lors être encore développées.

Plusieurs autres projets sont prévus pour 2016 :

-          poursuite des visites d’écoute et de soutien aux détenus,

-          poursuite du projet de formation au secourisme à Ouagadougou et Bobo Dioulasso,

-          aides au retour en famille pour les détenus en fin de peine,

-          formation à l’apiculture comme activité de réinsertion à la prison de Koudougou,

-          remise en route officielle des équipes-terrain de Fada, Tenkodogo, Bobo Dioulasso,

-          mise en place d’une consultation juridique.

Il est indispensable pour faire aboutir ces projets de trouver des fonds correspondants, ce qui n’est pas toujours une entreprise aisée.

Bouton Faire un don