Bénin

Présence depuis 1996

 - PRisonniers Sans Frontières

Responsables-pays

Michel JEANNOUTOTprsf@prsf.org
Fabienne LACHAISEfabienne.lachaise@yahoo.fr



Coordinateur national

Balbylas GBAGUIDIbgbaguidi2000@yahoo.fr



47 visiteurs bénévoles, pour 11 prisons visitées, regroupant 8 240 détenus


Prisons où les 11 équipes-terrain PRSF interviennent :

  • Abomey
  • Abomey-Calavi
  • Cotonou
  • Kandi
  • Lokossa
  • Misserete
  • Naititingou
  • Ouidah
  • Parakou
  • Porto Novo
  • Savalou

Actualité 2020-2021

Situation politique

  • Débat sur l’opportunité d’un 2ème mandat de P TALON pour l’élection présidentielle de 2021
  • Renforcement de l’action des pouvoirs publics et plus particulièrement sur l’Agence Pénitentiaire :
    • Contrôle renforcé de l’accès aux prisons
    • Reprise en mains des activités génératrices de revenus


Missions et Réalisations

  • Organisation en janvier 2020 de 2 séminaires avec les membres des ET pour faire face à la nouvelle politique pénitentiaire
  • Organisation, suivi de façon autonome par la coordination nationale du Bénin d’un projet SCAC (Ambassade de France) sur formation des membres de l’administration pénitentiaire sur la mise en place et la gestion des activités génératrices de revenus

La pandémie, arrivée en mars, a réduit les activités des E.T, aux fondamentaux de PRSF, compléments alimentaires, médicaments, fournitures de masques, sans oublier la diffusion de la culture de l'ARTEMISIA, (plante médicale antipaludéenne et « anticovid» pour certains) grâce à la méthode pratiquée par l'équipe-terrain de Parakou.



Perspectives : Réinsertion et autonomie

  • L’activité de PRSF s'est réorientée vers les contacts extérieurs, ambassades, administrations, acteurs économiques, en vue d'explorer de nouvelles modalités d'intervention pouvant conduire à la formation, à la réinsertion et à l'accompagnement des sortants de prisons (projet en cours à Natitingou).
  • Passant désormais progressivement du soutien en milieu carcéral, à la préparation à l'aide et au suivi de la réinsertion, notre bénévolat doit évoluer.
  • Il passe désormais par l'autonomisation de la structure africaine, en cours au Bénin, voie obligatoire pour créer des partenariats et trouver des financements locaux, compléments indispensables aux dotations venant du siège

Le climat politique du pays a été, depuis avril 2016, marqué par le « changement » consécutif à l’installation du nouveau Président qui a initié de nombreuses réformes.


Dans le domaine judiciaire et pénitentiaire, nous notons un profond renouvellement de l’encadrement pénitentiaire et un vaste mouvement de magistrats. Le Gouvernement a fait voter la réforme du code pénal, qui doit permettre de compléter celle de la procédure pénale déjà en vigueur.


Par ailleurs, l’UE a, dans le cadre du programme IEDDH, continué à inciter fortement les autorités à mettre en place un système d’aide judiciaire, afin que les droits de l’Homme, et parmi eux les droits de la Défense, soient mieux respectés. La tendance à la baisse du nombre de détenus et à l’accélération du traitement des procédures marque fortement le pas. 8 240 détenus fin novembre 2018, contre 6848 fin juillet 2015, dont seulement 40 % de condamnés. Notons qu’actuellement, chaque prison héberge 2 à 5 fois sa capacité d’accueil.

En dehors de sa mission historique visant à promouvoir l’hygiène et la santé en prison qui restent au cœur de l’action des bénévoles, les droits de l’homme en milieu carcéral demeurent la préoccupation essentielle.

Mieux respecter et rendre effectif l’exercice des Droits de l’Homme en milieu carcéral, avec le soutien de la société civile et des partenaires de justice est l’objectif à atteindre. Néanmoins des avancées indéniables peuvent être constatées. Le code de procédure pénale, profondément modifié, est désormais conforme aux standards internationaux. Mais sur le terrain les résultats tardent à devenir visibles. Toutefois, on constate une légère accélération du traitement des procédures par les tribunaux, la proportion de personnes en attente de jugement avoisinant désormais 60 % (75 % en 2013). Ces avancées demeurent bien fragiles.

Le volontarisme du Barreau pour rendre effectif l’exercice des Droits de l’Homme devrait permettre d’initier un système d’aide juridictionnelle avec le soutien financier des pouvoirs publics. A cet égard la prise de parole de PRSF devant l’Assemblée Générale de la Conférence Internationale des Barreaux (CIB) à Cotonou en décembre 2015 a pu y contribuer de manière décisive.