Côte d'Ivoire

Présence depuis 1995

 - PRisonniers Sans Frontières

Responsables-pays

Michel DE SAINT BONmicheldesaintbon@gmail.com
Michel TURLOTTEmturlotte.prsf@gmail.com



Coordinateurs nationaux

Constant MADA (région centre-nord)doguymada@yahoo.fr
Simon TAHA (région sud)tahasibosimon@gmail.com
Christine TOURE (région est)chridioulo@yahoo.fr



Plus de 150 visiteurs bénévoles, pour aider environ 12 000 détenus situés 23 prisons et 1 camp pénal


Prisons où les 23 équipes-terrain PRSF interviennent :

  • Abengourou
  • Abidjan
  • Aboisso
  • Adzope
  • Agboville
  • Bouna
  • Bassam
  • Bondoukou
  • Bouafle
  • Bouake
  • Dabou
  • Daloa
  • Dimbokro
  • Divo
  • Gagnoa
  • Katiola
  • Korhogo
  • Man
  • Oume
  • Sassandra
  • Soubre
  • Tiassale
  • Toumodi

2 responsables-pays se partagent la responsabilité de la République de Côte d’Ivoire: Michel Turlotte et Michel de Saint Bon, respectivement Président et Secrétaire de PRSF. Ils sont appuyés localement par 4 Coordinateurs Régionaux, chacun étant responsable de 4 à 7 équipes-terrain : Christine Touré, Simon Taha, Constant Mada et Justin Gnabgo.

Le pays compte 34 établissements pénitentiaires : des MACS (Maisons d’Arrêt et de Correction) réparties dans toutes les villes du pays, dont la MACA à Abidjan qui par sa taille et par ses activités est un établissement hors normes ; Un camp pénal à Bouaké pour les lourdes peines, et une ferme agropastorale à Saliakro, sur la commune de Dimbokro.

On dénombre environ 12 000 détenus sur l’ensemble des prisons, pour 21 millions d’habitants et la MACA abrite à elle seule plus de 4500 détenus ce qui en fait la plus importante de toute l’Afrique de l’Ouest. Le taux de détention préventive y reste trop élevé à près de 40% ; la plupart de ces prisons sont souvent surpeuplées avec des surfaces de l’ordre de 2m² par détenu dans les cellules.

Activités menées en 2018

Grâce à la présence au quotidien de nos équipes, nous agissons directement auprès de plus de 90% de la population carcérale. En 2018, en plus de nos actions quotidiennes pour une meilleure hygiène, pour un accès à un droit plus juste et pour lutter contre l’inactivité, nous avons particulièrement ciblé les points suivants:

Alphabétisation. Rappelons que le taux d’analphabétisation dans les prisons est de l’ordre de 65%. Lancée en 2016 en partenariat avec l’ONG IPE, l’alphabétisation a permis l’enseignement rudimentaire de l’écriture, de la lecture et du calcul auprès de 400 détenus sur les prisons de la zone sud : Dabou, Bassam, Agboville, Adzopé, Tiassalé et Aboisso. En 2017, ces cours d’alphabétisation ont été mis en place avec un grand succès à la MACA et nous voulons étendre désormais ces cours auprès des prisons d’ Abengourou et de Dimbokro. Cet enseignement a été approuvé et soutenu par le Ministère de l’Enseignement. Nous prévoyons la mise en place d’un diplôme officiel et reconnu par les autorités pour tous les détenus qui suivent régulièrement ces cours pendant l’année.

Création de nouvelles bibliothèques au sein des prisons. « Apprend moi à lire, à écrire et à calculer : tu m’auras tout donné ». Avec le concours de la Fondation Decitre, nous avons créé des bibliothèques avec des livres neufs destinés aux détenus des prisons de Toumodi, Bouaké, Daola et dernièrement à Abidjan, au sein même du bâtiment C, pour les très lourdes peines.

Poursuite du développement des jardins maraichers. Ces jardins maraichers restent une priorité pour PRSF car ils permettent d’occuper intelligemment et physiquement les détenus en leur apportant une amélioration certaine de leur ration alimentaire et une formation au milieu rural qui leur sera très utile lors de leur réinsertion ; Nous avions lancé en 2016 un concours pour déterminer les MACS ayant les jardins maraichers les plus réussis : Bondoukou, Dabou et Toumodi ont été les 3 vainqueurs. Ainsi près de 20 tonnes de maraichage ont été récoltées, ce qui a constitué une véritable aide alimentaire aux détenus et leur a permis d’acquérir une formation de base aux techniques agricoles maraichères.

De nombreux ateliers ont été réactivés et fonctionnent correctement. C’est le cas de ceux de la MACA par exemple où tout un bâtiment leur a été dédié et remis complètement en état de propreté et de fonctionnement. Ces ateliers portent sur les métiers suivants : menuiserie, alphabétisation, coiffure, bijouterie et couture. Sur ce dernier atelier, nous avons pu, comme les années précédentes, décrocher des marchés de confection de tenues pour les orphelinats de Bingerville et de Bassam, grâce à l’aide généreuse d’un partenaire privé, Uniwax. La vente de ces habits a permis de rémunérer les détenus qui ont travaillé à la confection et organiser de nouvelles activités (repas amélioré pour les fêtes et les malades de l’infirmerie).

Perspectives 2019

En 2018, PRSF a signé avec le Ministère de la Justice ivoirienne un nouveau contrat portant sur la mise aux normes des installations d’eaux et d’assainissement dans 8 MACS de la Côte d’Ivoire ; Ce projet contribuera à l’amélioration de l’hygiène, des conditions sanitaires et par conséquent à la santé des détenus à l’intérieur des prisons ; il a été mis en œuvre début 2019 pour une année complète de travaux. Il est financé par l’AFD, Agence Française de Développement ; Il pourrait être prolongé d’une année supplémentaire pour équiper 8 autres MACS, à définir en fonction de l’état d’urgence de la mise aux normes de ces installations sanitaires; beaucoup reste à faire.

Le développement des jardins reste toujours une priorité, car ils permettent à la fois d’améliorer la nourriture des détenus et de leur offrir une formation. Les équipes-terrain ont obtenu des contrats de partenariat avec des entreprises locales telles que Callivoire et Yara pour leur fournir gracieusement semences, engrais et phytosanitaires ; Après une formation prodiguée auprès des détenus pour une utilisation efficace de tous ces produits, ces nouvelles semences seront livrées à la plupart des prisons du Sud, dont principalement la MACA. Ces semences vont permettre de couvrir les besoins des prisons du Sud, en commençant par Abidjan, et Dabou. Notre objectif est de couvrir ainsi à court terme l’ensemble des prisons, partout où ces cultures sont possibles.